vendredi, septembre 02, 2005

Plaisirs surpris

Profitant de la paresse de Bertrand, j'en ai profité pour envoyer ce texte au collectif d'improvisation écrite Coïtus Impromptus


Il est juste là. Un mètre à peine. Mais il ne m'a pas vue. Je ne veux pas qu'il me voit surtout. C'est à peine si je bouge, mais je me rapproche quand même.
Encore quelques centimètres. Trop près, il va se rendre compte. Trop loin, je vais le manquer. Voilà. Voilà, j'y suis. La distance idéale. Je ne respire plus.
Je ne bronche pas d'un poil. Je sens toute ma puissance se stocker dans le moindre de mes muscles. Je suis une bombe prête à exploser.

Et j'explose.

J'ai littéralement volé jusqu'à son cou. Il n'a même pas eu le temps de tourner la tête. Mes dents sont bien ancrées dans sa chair. Il ne s'envolera plus jamais mon moineau.

La surprise, c'était pour lui.. Moi, je peux enfin ronronner de plaisir.